Ah si Portishead m'était conté ! Nom d'une petite ville voisine de Bristol qui baptisa en 1991 le meilleur groupe de trip hop.
En 1994 sort leur premier album, Dummy, contenant la plus somptueuse des chansons "glory box". Construite sur un sample de "Ike's rap" d'Isaac Hayes, la voix de Beth Gibbons sussure plaintivement ses sentiments. Mais rien ne vaut une bonne écoute.
En 1997 ils sortent leur second opus, album éponyme tout aussi magnifique que le premier. Plus torturé dans les sonorités, il garde le côté mélancolique.
En 1998, c'est l'album live qui sort "Roseland NYC live" ainsi qu'un DVD de cette performance avec en bonus leur court métrage "How to kill a dead man" dont on peut entendre un extrait de la BO dans le maxi CD (1995) "Glory times".
Pour l'occasion, un orchestre s'est joint aux musiciens pour notre plus grand plaisir, dans ce concert qui reste intimiste, comme leur musique.
Après ça, la séparation, qui m'a fait regretter amèrement pendant des années de ne pas être aller les voir en concert...
Un excellent album de la chanteuse permet de me consoler en 2002. Fait avec Paul webb, il est différent du style de Portishead et exploite d'autres capacités de la voix de Beth.
Puis, ô joie & suprise, en 2008 ils se reforment pour "Third", un troisième album fidèle à l'ambiance du groupe, mais au style différent, plus "rock" et electronique. J'ai eu du mal avec "machine gun" au début, mais il reste un bon titre, malgré ses longueurs. Le reste de l'album est bien meilleur et varié dans les genres. Il y a même une chanson acoustique joyeuse (quand on fait abstraction des paroles bien entendu) "Deep water". Je caresse de nouveau l'espoir de les voir en concert.
Allez vous promener sur
leur site officiel, écouter leur dernier titre "chase the tear" écrit pour Amnesty international. En espérant un quatrième chef d'oeuvre...
toutes les musiques de cet article © Portishead