Mon amie a perdue sa joie
Comme braise a perdu sa flamme
Un histrion souffla un froid
Dans sa douce gorge de femme.
Ses globes bleus ne sourient plus
Comme deux lunes larmoyantes.
Ses nuits sont baignées dans les nues
Dupées par une moue charmante.
Pleure sur mon épaule de frère.
Verse ton vase sur les joncs
Du jardin de mon pavillon.
Mets tes larmes dans l'outre du Père.
Ses étangs n'ont pas de tempêtes,
Il change l'eau en vin de fête.
avril 2009 © Nimajeis
Un histrion est un mauvais acteur. Le douzième vers est une référence à un psaume, fleuron de la poésie hébraïque.