L'humble créature traîne ses os
Au milieu des temples blanchis
Qui hurlent leur gloire à vau-l'eau
Car le temps les a défraîchis.
Il respire de l'air la glanure
Qu'il filtre de ses mains agiles
Et restaure de ses yeux nubiles
Dans le coeur même de ses parures.
Dans son gris manteau de poussière
Les pieds baignés de ses ancêtres
Des vies estampées dans la pierre
Il nielle ses joyaux à naître.
Loin des orgueilleuses demeures
Dont les rois restent en apnée
Il donne son souffle à ceux qui meurent
Aux êtres humains qu'il a aimés.
septembre 2010 © Nimajeis