Le désir creuse en moi comme un tombeau Où l'humidité ruisselle et ravage Les innombrables fleurs aux tons si beaux Qui grandissaient en mon jardin sauvage.
La rosée devient ruisseau puis torrent; La terre est dévorée sur son passage, Partie fertile perdue dans le courant. Mon âme voit la ruine de son paysage.
Mes désirs croissent comme de noirs corbeaux Leur danse impure sur ma tête tourbillonne Inondant le sage lotus ils claironnent; Ma raison se noie et meurt son flambeau...
J'ai écrit ce poème un jour de grand soleil où tout allait bien dans ma vie, bien entendu... Inspiré de Spleen, il traite du désir issu de la dualité coeur & raison, non des désirs légitimes, ou que nous pouvons combler. Le cœur est traître malheureusement, cela est cyclique.