Les Coffres de Nimajeis
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Quand je me penche en moi, je perçois l'écho
D'un silence de caverne frôlant le vertige;
Le gouffre aspire en lui un air qui fustige.
Je bascule et Morne dispose de mon ego.
Le temps ralenti la durée de la chute.
Je m'agite impuissant en pantin muet
Guidé par le timbre crissant d'une vieille flûte.
L'Ennui obsédant dirige le Menuet.
A quoi servent les heures quand le plaisir s'enfuit ?
Vainement l'automate cherche occupation
Puis dégoûté attend sa dissolution.
Où es-tu Empyrée, Sommet de la Vie ?
Tire-moi des pas de cet affreux masque coi,
Ses mains grises font de moi un jouet sans joies.
mars 2008 - ©Nimajeis
Triste danse que ce menuet...
L''Empyrée ("qui est enflammé" en grec ancien) était considéré dans l'astronomie antique comme la sphère la plus éloignée de la Terre, contenant l'élément feu. En mythologie, il s'agit du séjours des divinités célestes. En littérature il peut désigner un lieu de délices, ou simplement le ciel vu de la Terre.
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